Slackware est une des plus anciennes et toujours la meilleure distribution Linux, créée et maintenue par Patrick Volkerding.
Le site de référence est
http://slackware.com
La liste des miroirs de téléchargement est sur la page
http://slackware.org/getslack.
Nota : selon les miroirs, la structure des chemins vers les fichiers peut varier. Cependant cette structure devient constante à partir de /slackware-12.1. Pour cette raison j'indique les chemins vers les fichiers à télécharger sur les miroirs sous la forme : [adresse du miroir]/slackware-12.1/suite/du/chemin.
Je suppose que vous lisez l'Anglais courant, que vous connaissez un peu Linux, que la ligne de commande ne vous effraie pas (sinon, vous pouvez lire cet article) et que vous vous êtes déjà renseigné(e) sur les particularités de Slackware, notamment son mode de démarrage et sa gestion des paquets logiciels.
Pour les particularités de la version 12.1, voir les documents suivants :
Au départ j'ai Slackware 12.0 avec 3 partitions (hda1 pour / en reiserfs, hda2 pour /home en reiserfs et /hda3 pour swap).
Je choisis d'installer Slackware 12.1 dans une (seule) nouvelle partition et non de faire une mise à jour.
Après quelques semaines j'ai monté hda2 comme nouveau /home dans /etc/fstab (migration complète depuis Slackware 12.0)
rsync -avz --del rsync://slackware.mirrors.tds.net/slackware/slackware-12.1 /chemin/local/
Dans mon cas (le chemin local est : /home/ne_pas_sauvegarder/slackware12.1/) cela donne :
rsync -avz --del rsync://slackware.mirrors.tds.net/slackware/slackware-12.1 /home/ne_pas_sauvegarder/slackware12.1/
Bien sûr vous pouvez utiliser un autre site hébergeant des miroirs que mirrors.tds.net, à condition qu'il offre le service rsync.
cd /chemin/local/slackware-12.1
mkisofs -o /tmp/slackware-dvd.iso \
-R -J -A Slackware Install \
-hide-rr-moved \
-v -d -N \
-no-emul-boot -boot-load-size 4 -boot-info-table \
-sort isolinux/iso.sort \
-b isolinux/isolinux.bin \
-c isolinux/isolinux.boot \
-V "SlackDVD" .
cd /tmp
growisofs -Z /dev/dvdrw=slackware-dvd.iso
Je crée une quatrième partition Linux pour installer Slackware 12.1 (hda4).
On peut utiliser pour cela fdisk ou cfdisk.
Utilisation du noyau proposé par défaut (huge-smp-2.6.4.25)
Configuration du clavier français (fr)
Login comme root (sans mot de passe)
Commande setup pour la suite de l"installation
Source de l'installation : le DVD
Destination (cible) hda4, partition formattée en reiserfs
Réutilisation de hda3 comme swap
Ajout (à /etc/fstab) de hda1 comme /old et de hda2 comme /oldhome respectivement, sans les formatter bien sûr
Installation complète (Full) : tous les paquets sauf la série kdei (internationalisation de KDE et Koffice)
Configuration de l'heure : heure locale, fuseau horaire (timezone) Europe/Paris
Clavier Français
Avoir la souris sur la console
Mot de passe pour root
Pas de police spéciale (custom font) pour la console
Console en UTF8. Seul petit souci : dans les pages du manuel (commande : man <nom_du_programme> ) j'ai quelquefois des caractères bizarres. Je les évite en les consultant dans Konqueror (#<nom_du_programme> dans la barre d'adresse).
Lilo pour installer le démarreur (sur le secteur d'amorçage principal, aka MBR)
Nota : la plupart des commandes de configuration ne peuvent être lancées que par "root".
Cette commande, spécifique, permet de :
Nota : pour installer / désinstaller / mettre à niveau des paquets logiciels on peut aussi utiliser les commandes "installpkg", "removepkg", "upgradepkg".
Pour le décider, on peut utiliser "pkgtool" => "Setup" => "services" ce qui rend (ou non) exécutables les scripts correspondants stockés dans le répertoire /etc/rc.d, qui lancent ou arrêtent ces services.
Un conseil : examiner soigneusement le contenu de ce répertoire (/etc/rc.d). Pour qu'un service soit ou non lancé au démarrage (et arrêté avec le système), le rendre ou non exécutable (commande chmod +x <nom du script> ou chmod -x <nom du script>). On peut le faire aussi avec "pkgtool" comme nous venons de le voir, mais seulement pour une partie de ces scripts.
adduser
Comme proposé, je l'ai rattaché aux groupes suivants : audio cdrom floppy plugdev video, pour lui (me, en fait) perrmettre le montage automatique des périphériques et supports amovibles
Après avoir longtemps utilisé KDE ou Icewm, j'ai jeté on dévolu sur Fluxbox. Pour le choisir par défaut, utiliser la commande xwmconfig.
La personnalisation, notamment celle des raccourcis clavier pour lancer les applications, se fait simplement en éditant les fichiers contenus dans le répertoire ~/.fluxbox. Pour plus de précisions, le manuel (commande : man fluxbox) est très complet. On peut aussi consulter la documentation disponible à l'adresse
http://wiki.fluxbox.org/index.php?title=Fluxbox-wiki
Ce gestionnaire de fenêtres conviendra le mieux à ceux qui aiment la sobriété, préfèrent le clavier à la souris et acceptent de passer un peu de temps (largement récupéré sur la durée d'utilisation) à le personnaliser.
Modifié pour avoir le clavier Français et la souris USB à roulette sous X :
Option "XkbModel" ~ pc105
Option "XkbLayout" "fr"
Option "Protocol" "IMPS/2"
Option "ZAxisMapping" "4 5"
Nota : j'utilise un initrd pour pouvoir charger le module reiserfs au démarrage, ce pilote n'étant pas intégré au noyau générique.
cd /boot
mkinitrd -c -k 2.6.24.5-smp -m reiserfs
changé les liens symboliques dans /boot pour refléter ce changement
modifié /etc/lilo.conf pour ajouter la ligne :
puis :
lilo -t -v # et si tout va bien :
lilo
J'utilise l'utilitaire hp-setup (c'est une HP OfficeJet Pro K550).
On peut aussi aller à l'adresse http://localhost:631 (centre de configuration du serveur d'impression Cups) avec un navigateur
Bien sûr, Cups doit être lancé et l'imprimante raccordée ...
J'ai décidé d'utiliser dorénavant Unicode exclusivement (UTF8), pour éviter des conversions de locales.
Pour cela,
1) j'édite les fichiers /etc/profile.d/lang.sh et /etc/etc/profile.d/lang.csh pour inclure "export LANG=fr_FR.utf8" et commenter (précéder d'un #) les lignes qui contrevenaient à ce réglage : "#export LANG=en_US" et "export LC_COLLATE=C"
2) je règle des variables d'environnement concernées comme suit dans /.bashrc et /.bash_profile (certains de ces réglages sont peut-être redondants ou inutiles, ceci reste à vérifier) :
LC_ALL=fr_FR.UTF8
LC_MESSAGES=fr_FR.UTF8
LC_TIME=fr_FR.UTF8
LC_NUMERIC=fr_FR.UTF8
LC_MONETARY=fr_FR.UTF8
export LC_ALL
export LC_MESSAGES
export LC_NUMERIC
export LC_TIME
export LC_MESSAGES
export LC_MONETARY
Quelques applications ne sont pas compatibles UTF8, notamment l'éditeur de textes nedit que j'utilisais auparavant. Tant pis, j'utilisera dorénavant jedit (voir plus loin).
J'ajoute aussi les lignes suivantes à .bashrc :
xhost local: # pour permettre à autre utilisateur d'utiliser un programme sous X
alias rm="rm -i" # pour m'éviter de faire des bêtises sans m'en rendre compte
alias cp="cp -i" # idem
alias mv="mv -i" # idem
et j'ajuste $PATH pour inclure les répertoires ou je place certains programmes.
J'installe (voir comment faire un peu plus bas) les paquets suivants :
[adresse du miroir]/slackware-12.1/slackware/kdei/kde-i18n-fr-3.5.9-noarch-1.tgz
[adresse du miroir]/slackware-12.1/slackware/kdei/koffice-l10n-fr-1.6.3-noarch-1.txt
dans le centre de configuration de KDE / Régionalisation et acessibilité / Disposition du clavier j'indique mon modèle de clavier et sa disposition : France (fr), avec la variante latin9 (correspond à ISO-8859–15, pour avoir l'Euro et la ligature oe notamment).
Après avoir installé la liste de mots pour Aspell, on peut avoir la correction orthographique en Français (voir plus loin).
Commande alsaconf (comme root). Ne pas oublier que le fichier /etc/rc.d/rc.alsa doit être exécutable (j'ai cherché longtemps ...)
J'utilise la suite de gestion de données personnelles Kontact (courriels, contacts, calendrier, tâches, ...).
Messages : copié /oldhome/didier/.kde/share/apps/kmail/mail
Carnet d'adresses : importé /oldhome/didier/.kde/share/apps/kabc/std.vcf
Calendrier et tâches : copié /oldhome/didier/.kde/share/apps/korganizer/std.ics (on peut aussi l'importer)
Après la publication d'une version stable, Patrick Volkerding publie quand nécessaire des mises à jour de sécurité dont le journal est disponible à l'adresse :
http://slackware.com/changelog/stable.php?cpu=i386
ou par ftp à l'adresse :
ftp://ftp.slackware.com/pub/slackware/slackware-12.1/ChangeLog.txt
Je les récupère en utilisant l'application slackpkg (voir au chapitre suivant pour l'installer).
Après avoir choisi le miroir de téléchargement que l'on souhaite utiliser dans «dé-commentant» (i.e., en enlevant le caractères # en début de ligne) la ligne correspondante dans le fichier /etc/slackpkg/mirrors, pour mettre à jour il suffit de taper successivement les commandes :
slackpkg update
puis
slackpg upgrade-all
Truc : comme je tiens à jour un miroir local (sur mon portable) de la distribution en exécutant régulièrement la commande (incluse dans un petit script) :
rsync -avz --del rsync://slackware.mirrors.tds.net/slackware/slackware-12.1 /home/ne_pas_sauvegarder/slackware12.1/
pour éviter de télécharger deux fois les mises jour j'ai inclus dans /etc/slackpkg/mirrors la ligne suivante :
file:/localhost/home/ne_pas_sauvegarder/slackware12.1/
Ainsi slackpkg va chercher les mises à jour sur mon miroir local de la distribution.
installer les paquets avec la commande :
installpkg <nom du paquet préalablement téléchargé>
ou, après avoir installé Slackpkg (voir ci-dessous), avec la commande :
slackpkg install <nom du paquet qui sera automatiquement téléchargé>
Utilitaire pratique pour télécharger de nouveaux paquets, faire le ménage, tenir à jour la distribution ...
[adresse du miroir]/slackware-12.1/extra/slackpkg/slackpkg-2.70.3-noarch-2.tgz
Il faut être root pour lancer slackpkg et il y a quelques réglages à effectuer après installation, pour en savoir plus (après installation) : man slackpkg
Pour la correction orthographique en Français, notamment dans Kmail (rédaction des courriels)
[adresse du miroir]/slackware-12.1/extra/aspell-word-lists/aspell-fr-0.50_3-noarch-4.tgz
Après installation, il faut déclarer que vous voulez l'utiliser ; lancez kmail, cliquez sur nouveau message, puis dans le menu du nouveau message cliquez sur configuration puis «Vérificateur orthographique, choisissez le client Aspell et le dictionnaire Français (et l'encodage UTF-8 si vous faites le même choix que moi). Il y a peut-être plus simple, mais je n'ai pas trouvé.
Au fait, dans Firefox on peut avoir aussi un correcteur orthographique, je l'utilise en rédigeant cette page. Clic droit sur un mot mal orthographié pour ajouter un dictionnaire Français (seul le dictionnaire Anglais est inclus au départ), qu'on peut aussi installer comme une extension (menu Tools > Add-ons).
Nota. Sauf mention contraire j'ai choisi de construire moi-même les paquets à installer en utilisant les SlackBuilds trouvés sur le site
http://slackbuilds.org.
La procédure est simple :
Suite bureautique libre, version 3.0.0
J'ai modifié le SlackBuild comme indiqué dedans pour installer la version française.
Pour regarder dans les archives, y compris compressées. Je l'utilise conjointement avec le gérant de fichiers Worker.
J'ai installé le paquet construit par Ralf Hoffmann (en principe pour Slackware 11 mais fonctionne sur Slackware 12.1).
Gérant de fichiers à deux panneaux, écrit par Ralf Hoffmann. J'ai installé le paquet construit par l'auteur (en principe pour Slackware 11 mais fonctionne sur Slackware 12.1)
Editeur de programmes écrit en java qui supporte UTF8.
J'ai utilisé l'installateur java trouvé sur le site de l'éditeur (qui se trouve donc être un éditeur d'éditeur ...), et installé dans /home/didier pour éviter de pagailler /usr.
Nota. Je n'e pouvais pas imprimer à partir de Jedit, problème apparemment résolu en installant une machine virtuelle Java plus récente (voir commentaire en bas de page).
Suite d'outils de Google pour gérer, retoucher, envoyer, imprimer ... les photos
aka Adobe Reader, lecteur de fichiers au format pdf
Bibliothèque permettant d'intégrer un moteur de base de données à un application. Je m'en sers pour vérifier mes scripts PHP qui gèrent les données dans une base SQLite, grâce au programme interactif sqlite3.
Il s'agit d'un client VPN (réseau privé virtuel) de Juniper Networks fourni par un de mes clients pour que je puisse me connecter à son réseau à distance.
Installation :
rpm -i --nodeps ncui-1.2–1.i386.rpm
Installe le logiciel dans le répertoire /usr/local/nc
J'aurais pu transformer le paquet Red Hat en un paquet Slackware grâce à la commande rpm2tgz mais en engendrant des messages d'erreurs à l'installation (la vérification des dépendances se base sur la présence des paquets RPM et non des exécutables ; c'est le cas notamment pour OpenSSH).
En outre, la création d'un tunnel SSH par le client VPN nécessite le chargement préalable du module tun, qui ne se fait pas automatiquement.
J'ai donc rajouté la ligne suivante au fichier /etc/rc.d/rc.local :
/sbin/modprobe tun
Nota. le paquet mozilla-firefox-2.0.0.16-i686–1.tgz inclus dans la distribution comporte déja :
– les extensions DOM Inspector 1.8.1.14 et Talkback 2.0.0.11
– les greffons Java Plug-in 1.6.0_06-b02 (correspondant à la machine virtuelle Java également installée), SVG (Scalable Vector Graphics) pour afficher les images à la norme SVG) et gxine (lecteur audio-video)
Les extensions s'installent par le menu : Tools > Add-ons > lien Get Extensions.
Les principaux greffons s'installent à partir de la page à laquelle on accède en cliquant sur le lien en haut de la page d'adresse about:plugins ; pour plus d'informations voir la page
http://plugindoc.mozdev.org/linux.html
J'ai installé :
[E] Mozilla XForms 0.8.5 pour tester les formulaires répondant à la norme XForms du W3C
[E] Dictionnaire MySpell en Français (réforme 1990) version 1.6.1
[G] Shockwave Flash d'Adobe version10.0 r12
[E] OpenSI 3.9, partie client du logiciel de comptabilité et gestion commerciale OpenSI (voir plus loin)
J'ai installé ce serveur d'applications en utilisant un SlackBuild fourni (officieusement pour l'instant) par Heinz Wiezinger. Il devrait être disponible fin 2008 ou début 2009 sur le site
http://slackbuilds.org pour Slackware 12.2
Un logiciel de comptabilité et gestion commerciale libre (licence GPL) disponible à l'adresse :
http://www.opensi.org/portail/index.php
J'utilise le module comptable pour la comptabilité d'EPSM.
Le logiciel comporte deux parties :
– une partie serveur (application fonctionnant avec Apache Tomcat)
– une partie client (sous la forme d'un greffon pour MozillaFirefox)
Je ne détaille pas l'installation ici.
Une bibliothèque pour gphoto2 (voir plus loin)
En principe, une application pour accéder aux fichiers de certains appareils photos numériques. En pratique je l'utilise pour transférer des fichiers entre mon ordinateur et mon lecteur de mp3.
Application permettant d'encoder au format mp3 les plages de CD audio prédemment extraites dans le format wav.
Utilisé par mp3c.
Application (interface ncurse) permettant notamment de récupérer les plages de cd audio et de les encoder au format mp3. S'appuie sur les applications cdda2wav (extraction des plages de cd dans le format wav, présente dans la distribution) et lame (trancodage au format mp3, voir ci-dessus).
Lecteur multimedia (flux audio, video, ...), initialement un projet d'étudiants de l'École Centrale.
Actuellement j'ai installé la version 0.9.8a
Je l'utilise pour la lecture de DVD et pour regarder la télévision sur mon ordinateur portable (mode "multiposte" proposé par mon fournisseur d'accès Internet, Free).
J'utilise la paquet préparé par Eric Hameleers, aussi connu comme alien BOB, disponible ici :
http://www.slackware.com/~alien/slackbuilds/vlc/
L'avantage du SlackBuild d'Eric est de construire un paquet incluant toutes les dépendances (très nombreuses) de ce logiciel, contrairement aux autres paquets disponibles (par exemple sur le site slacky.eu). En outre les SlackBuilds d'Eric (contributeur officieux de Slackware) sont généralement de très bonne qualité.
Application de voix sur IP permettant notamment de communiquer avec d'autres utilisateurs enregistrés de Sype, à l'aide d'un casque audio ou d'un microphone et de hauts parleurs reliés à l'ordinateur.
Utilitaire permettant aux utilisateurs ordinaires de monter (pmount) et démonter (pumount) les supports amovibles tels que clefs USB ou CDROM. Voir la page de manuel (commande : man pmount) pour l'utilisation.